LES RANDONNEURS DE L'HARMAS

LesChemins sont notre Domaine

Cliquez ICI pour les photos

 

Ce lundi 8 mai 2017 c’est la sortie annuelle en car.

Les voitures arrivent les unes après les autres sur le parking du naturoptère pour se vider de leurs occupants qui prennent place dans le bus déjà en attente pour avaler les 49 athlètes qui vont participer à cette journée qui sera à n’en pas douter superbe et conviviale.

Les soutes ont été au préalable remplies avec les sacs à dos, les glacières et autres sacs au contenu mystérieux qui fleure bon la régalade. Humm ! La gourmandise est un vilain défaut mais je m’en moque, j’assume et même je le revendique et je ne suis pas le seul, je ne dénoncerai personne.

Vroom ! vroom ! Nous voilà partis destination St Jean-du-Gard, il est 8h00. Comme à l’habitude, les sages devant les dissipés derrière. Un petit mot d’accueil de notre chauffeur Denis pour nous souhaiter la bienvenue et une bonne journée. Claudet prend le micro pour nous donner des précisions sur le déroulement des festivités, petite rando de 8 ou 9 km, à midi casse-croûte tiré du sac, retour à la gare vers 13h30 pour embarquer dans le train vapeur qui nous mènera à Anduze et retrouver notre chauffeur. Ensuite, déballage des friandises pour le 4h00 et enfin retour à Sérignan. Le programme est sympa et personne ne proteste. Durant le trajet, Bernard, Jean-Pierre et moi avons commencé à parler voiture in extenso ce qui a ravi les dames assises à côté, mais aussi! Il n’y a pas que les chiffons qui sont centre d’intérêt ? Non ? Presque 2h00 plus tard nous sommes à pied d’œuvre, nous récupérons nos fardeaux et en marche. Un petit bout de route et nous voilà sur le sentier (GR61) quelques centaines de mètres plus loin nous traversons une route et reprise du chemin, je rêve ou ça monte un tantinet ? Quelques uns sont surpris, le dénivelé prévu devait être de 150 m et nous avons dû faire au moins 250 m ? ‘’Qu’est-ce que ci que ça veut dire’’ ? Alors Michel explique que l’autocar n’a pas pu nous déposer à l’endroit prévu trop étroit ce qui a contraint de changer d’itinéraire et donc un peu plus de pente. Hélas! Le bus n’a pas que des avantages. Nous grimpons, nous grimpons et quelle est la nature du sol ? Eh ben oui, des cailloux parfois même des rochers, qu’à cela ne tienne nous vaincrons ! Au sommet après plus de 400 m de dénivelé, une pause s’impose. Une fois le souffle retrouvé on redescend, c’est un aller retour pour gérer le temps imparti et prévoir d’être à l’heure. Mesdames et Messieurs, nous avons un train à prendre, il ne faut pas le manquer.

Arrêt repas au milieu de la descente, on est bien au soleil nous nous installons au mieux pour remplir les estomacs. Avec Charles on ne se quitte pas d’une semelle et pour cause, il m’a confié 2 bonnes bouteilles de vin bio st Estève et on ne plaisante pas avec les produits nobles. C’est bon le vin (avec modération) un petit canon de rouge en mangeant c’est…..très bon. Une pensée pour Claudet qui ne veut pas goûter ce plaisir mais finalement c’est bien que tout le monde n’en boive pas sinon il faudrait au moins 6 bouteilles et là je dis stop ! C’est moi le sherpa. Nous nous essuyons les lèvres d’un revers de manche (j’ai déjà entendu ça quelque part) et levé de camp direction Anduze. Notre car est là qui nous attend les sacs à dos sont jetés dans les coffres et direction le quai.

Le souffle rageant de la vapeur entendu depuis un moment laisse à penser que la bête est prête à partir. Sur l’un des wagons l’inscription : randonneurs de l’Harmas nous invite à prendre place sans plus chercher. Twiiiiit !twit ! Ne riez pas je ne sais décrire le sifflet strident d’un train annonçant son départ imminent. C’est parti tranquillement, pas trop vite nous pouvons ainsi voir le paysage et parfois rien du tout à cause des tunnels, nous franchissons plusieurs viaducs, un petit arrêt en surplomb de la bambouseraie, les visiteurs du parc nous font des saluts amicaux de la main. Redémarrage, nous passons la gare de Thoiras et 45mn plus tard, c’est l’arrivée en gare d’Anduze, terminus, tout le monde descend. Nous profitons d’avoir un peu de temps pour faire les boutiques de souvenirs et les incontournables poteries, les cartes bleues ont dues tiédir voire chauffer.

Les tables sur le quai n’attendent que nous, Claudet avec le savoir faire d’un camelot patenté étale les gâteaux aidé par Danièle elle aussi efficace. De la glacière sortent des boissons fraiches diverses et variées, je me demande si je ne préfère pas ces moments là à la randonnée ? Merci mesdames et peut-être messieurs (pas sûr) pour ces pâtisseries excellentes je me suis ‘’gavé’’ comme une oie. « Alain ! (c’est moi) tu as goûté ma tarte ? Qui ma brioche ? Qui mon gâteau à la carotte ?......etc. Il n’a jamais fallu me forcer, je ne suis pas raisonnable mais j’aime ça. La collation est terminée, remballage, il faut maintenant rentrer. Les flancs de notre grande voiture sont fermés, nous pouvons y aller. Le trajet s’est fait dans le calme et la digestion les mains croisées sur le ventre comme pour protéger tout ce que nous y avons mis, la tête se penche par à coup dans les moments d’assoupissement. Nous sommes revenus à Sérignan ravis de cette balade à pied, en car, en train et pour finir en voiture.

Vivement la prochaine !

A.P