LES RANDONNEURS DE L'HARMAS

LesChemins sont notre Domaine

SEGURET ! Tout le monde descend ! C’est ce que l’on aurait pu dire en sortant de nos voitures sur le parking mais en fait, tout le monde monte. Dès les premiers pas la première pente nous donne le ton, il y aura du dénivelé sur ce tracé.

Nous sommes 16 marcheurs tels les mulets avec leur bât à gagner mètre après mètre de la hauteur vers les nuages. C’est une image, les cumulus sont loin mais vous savez bien, j’en rajoute toujours un peu, c’est mon côté aventurier……. De salon.

N’empêche il faut grimper et si l’on avait un peu froid au départ, nous avons vite quitté les polaires, blousons, écharpes, et bu un coup. Nous croisons un chasseur de renard en poste qui se croyait seul dans les bois, il a été surpris de nous voir défiler les uns derrière les autres et troubler son affût. La forêt n’est pas que pour lui mince alors, il faut partager, je crois qu’il est d’accord sinon il nous aurait tiré dessus. Non je blague, il était sympa.

La dernière fois, quand j’ai vu Charles, je lui ai parlé de son vin bio et que pour les randonneurs ce pourrait- être motivant pour le casse-croûte. Il n’a pas pris cela à la rigolade et en arrivant au parking il m’a tendu deux bouteilles de st Estève en me disant qu’il avait rempli sa mission et que la mienne était de les acheminer au sommet. Pour sauver la face, je n’ai pas pu refuser (en plus il est bon ce produit) alors le sac à dos il pèse un peu plus que d’habitude. Mais courage la récompense est au bout. Nous montons, nous descendons, nous remontons le parcours est en dent de scie, les poumons marchent à plein régime. Les chevilles ne sont pas en reste, les tronçons caillouteux sont nombreux et demandent de la concentration. Sur les premiers kilomètres je me suis vanté de mon nouveau statut de baliseur assistant (on ne rigole pas) en montrant les marquages tout frais réalisés avec Michel Tarsac et Philippe Denize, je suis aussi un peu fanfaron.

La difficulté du terrain ne nous empêche pas de blaguer et de rire, toutefois nous interrompons la parlote au pied de la dernière grosse montée matinale dite du ravin qu’il faut absolument franchir avant le repas. Ouf ! Les cuisses ont doublé de volume, vite un banc et à table. Il y a un peu de vent mais le soleil adouci la température, c’est l’heure de boire un petit verre de rouge pour accompagner le sandwich j’ai mouillé le maillot mais ça valait la peine, merci Charles. Nous n’avons manqué de rien, café, gâteaux, chocolat généreusement offert par les dames toujours attentionnées, merci à elles aussi, merci à Pascal le druide disciple de maître Robert a qui nous souhaitons un prompt rétablissement ainsi qu’à Mireille, Ils ont eu la mauvaise idée d’attraper la grippe.

Nous levons le siège et continuons notre route, il nous reste environ huit kilomètres si je fais la moyenne des écarts entre les différents GPS. Le GR est quasiment un pierrier sur un kilomètre de descente nous y croisons un autre chasseur et trente mètres plus loin sa jeune chienne épagneule apeurée de voir tant de monde. Du coup elle prend la mauvaise direction et part à l’ opposé, son maître est obligé de redescendre pour la récupérer, la vie de chasseur c’est aussi une vie de chien. Nous approchons de la fin du trajet avec une longue montée pas trop pentue, le village est en vue, nous le traversons et faisons un arrêt pour la photo devant un porche, à côté sous un préau un monsieur, guitariste appliqué s’est installé et pousse la chansonnette.

Nous voici arrivés aux voitures, quelques étirements, tout le monde est d’accord, c’était une belle rando de 19 km.

 

Salutations habituelles et retour à la maison.

 

Vivement la prochaine!

 

A.P