Encore une belle randonnée ce dimanche 13 novembre, chiffre porte bonheur.


Au menu, la dent de REZ à St Remèze, nous sommes 18 à partir à l’assaut de ce plateau qui culmine à environ 720 mètres.


Nous traversons le village en suivant le trottoir pour ensuite prendre un chemin de pierres vers notre but. Un premier 4x4 s’arrête avec au volant un jeune homme qui nous demande si nous avons vu ses 2 chiens qui ont pris la poudre d’escampette. 800 mètres plus loin, un 2ème 4x4 s’arrête pour la même chose et là c’est la maman du jeune homme qui est très inquiète, elle nous décrit les 2 fugueurs et nous donne son numéro de tel pour l’avertir si toutefois nous les apercevons.
Nous gravissons l’étroit layon en pente douce tapissé de pierres omniprésentes, quelques centaines de mètres plus haut la vue commence à être aérienne nous salivons à l’idée du panorama qui s’offrira à nous une fois arrivés sur la dent, d’autant que nous profitons d’une météo ensoleillée et inespérée avec les instabilités climatiques des jours précédents.
Nous ponctuons notre progression en faisant de petites haltes pour regrouper tout le monde, quitter les vestes qui donnent chaud, boire un petit coup et grignoter quelques fruits secs.
Nous sommes quelques uns devant marchant d’un bon pas en discutant sans nous rendre compte que nous ne voyons plus le reste du groupe caché par les méandres et le relief du terrain. La sonnerie du téléphone nous alerte, allo ! « C’est Robert, on est perdu ! »
Dieu soit loué ! (il ne peut pas être mis en vente) Nous nous sommes retrouvés et nous avons aussitôt mis en service les 2 talkies walkies pour garder le contact, Robert est devenu ‘’ petit castor’’ André ‘’petit écureuil’’ c’est mignon n’est-ce pas ces noms de code ?

Nous passons à proximité d’un refuge bien accueillant équipé d’une grande table avec des bancs, bel endroit pour prendre notre repas mais il est trop tôt et il reste de la grimpette. Le sentier de cailloux prend un plus d’inclinaison avant d’arriver au pied de la falaise, et selon la formule consacrée (un peu arrangée), c’est au pied de la paroi que l’on voit le grimpeur. Pour cette dernière difficulté il faut faire attention, on est en phase escalade. Tout le monde se hisse sur le plateau sans encombre, la récompense est superbe, nous dominons la vallée du Rhône avec face à nous à l’horizon notre beau Mont Ventoux, à notre gauche les Alpes enneigées, à notre droite. le Mont Bouquet et les Cévennes. Il est midi passé, l’ascension vers les hauteurs est terminée, les estomacs commencent à chanter encore quelques mètres et nous nous installons pour le casse-croûte. J’ai oublié de dire que nous sommes dans une ambiance de chasse aux sangliers avec de temps en temps des tirs de fusil qui nous couchent les oreilles. Moins stressant nous entendons aussi les clochettes des chiens plus ou moins perdus dont un Beagle qui nous rend visite et fait le tour des sacs à dos pour flairer si quelque chose l’intéresse, il semble prendre Pascal en affection qui a eu droit à son coup de langue sur le nez et profiter en même temps de sa fétide haleine, du coup les câlins n’ont pas durés longtemps.

Pour la fin du repas je ne vous donne pas plus de détails, vous connaissez maintenant les us et coutumes. Nous levons le camp et entamons la descente, si le plus dur a été fait dans la matinée, le plus gros du parcours reste à faire soit environ 14 km sur les 18 au total. C’est agréable de profiter de notre balade sous un ciel clément. Tout à coup, sans prévenir, un roulé boulé exécuté en souplesse par Françoise qui nous a fait peur mais pas de bobo. Nous retrouvons le parking vers 16 h.

Avant de quitter les lieux j’appelle la dame qui recherche ses chiens pour savoir s’ils sont rentrés à la niche ? Tout est bien qui finit bien elle vient de les récupérer il y a peu de temps, les deux chenapans étaient allés accompagner les chasseurs.


Une petite pensée pour notre amie Françoise Reboul, nous lui souhaitons un prompt rétablissement pour la retrouver rapidement parmi nous.


Vivement la prochaine !


A.P