Dimanche 11 septembre, reprise de nos sorties mensuelles et pour cette première 18 masochistes sont présents au parking du naturoptère pour aller saluer le Mont Ventoux.

Vous aimez bien quand ça grimpe ? Alors allons –y !

Nous sommes arrivés, les voitures sont laissées sur le bord de la route face à la bergerie point de départ. Il est environ 9h30, nous prenons le chemin herbeux légèrement descendant, nous passons à côté de la bergerie et stupeur ! Un mouton mort dans l’enclos le ventre bien gonflé, prêt à exploser. Il doit être mort depuis un moment. Opportuniste, je propose de découper un gigot dès le retour et d’inviter tout le monde pour un petit repas. Personne ne semble intéressé, je n’insiste pas.

Le temps est idéal, nous serpentons alternativement sur le GR9 et GR 4 sous l’ombrage des arbres.

C’est très agréable, nous montons progressivement la pente en suivant les lacets tout en évitant les racines piégeuses.

Nous connaissons tous le théorème de Pythagore, de Thalès… (Lointains souvenirs) et ce dimanche nous en avons appris un autre inconnu apparu un peu comme les planètes repérées par les observateurs du ciel. C’est le théorème d’André G. Je tente de vous l’expliquer : Après une erreur de parcours qui nous oblige à remonter la descente effectuée sur 400m et de reprendre la bonne direction, André, les lunettes sur le front le nez sur son appareil relié aux satellites nous explique à l’arrivée que grâce à cette erreur nous devrions être contents parce que nous avons gagné 2 km ?? Finalement à toutes choses malheur est bon. La fatigue se faisant sentir, personne n’a voulu entamer le débat.

Sacré André on l’aime quand même. Peu après midi, nous arrivons au lieu de restauration prévu face au camping. De belles tables nous tendent leurs bancs et nous ne nous faisons pas prier pour déballer le pique-nique. La collation nous a fait du bien mais la déception se lit sur les visages, pas de sucre arrosé, notre druide Robert n’a pas pris le produit enchanteur, 2 mois d’arrêt et les habitudes se perdent. Nous ne lui en voulons pas, il a tellement de casquettes, Robert la brocante, Robert le facteur, Robert la vigie….

« Les volontaires pour le sommet svp venez vers moi. » C’est Claudet qui rassemble les baroudeurs qui n’ont peur de rien pour aller jusqu’au sommet. 14 sont décidés, 4 femmes resteront au camp de base pour aduler les héros à leur retour. (Je m’avance peut-être un peu).

Quatre kilomètres et des poussières, 500 m de dénivelé pour rejoindre le point culminant, c’est reparti. Nous zigzaguons sur d’étroits chemins qui parfois n’en sont pas, en sortant des feuillus nous nous retrouvons à découvert sur le pierrier, la progression est plus laborieuse voire même dangereuse, les pieds doivent être placés aux bons endroits sous peine de dévaler en contrebas. Nous suons *sang et eau et malgré tout les plaisanteries fusent et nous font bien rire, un peu moins quand ce sont les femmes qui se moquent des hommes, ce n’est pas crédible. Ouf ! Nous sommes arrivés, petites photos, changement de maillot et on redescend.

Le retour est nettement plus rapide, nous retrouvons ces dames aux voitures, visiblement pas épatées par nos prouesses.

Une séance d’étirements orchestrée par Claudet nous aide à décontracter nos petits corps endoloris.

Il est environ 18h30 quand nous arrivons sur le parking de départ.

 

* j’abuse toujours un peu

 

Vivement la prochaine!

 

A.P