LES RANDONNEURS DE L'HARMAS

Les Chemins sont notre Domaine

Lundi 5 novembre « bonjour les amis ! » Je suis le premier sur le parking du vieux village d’Allan et j’accueille mes onze camarades qui viennent d’arriver. Annette dirige les opérations et nous invite à la suivre sans tarder, la route sera longue. Le temps est nuageux mais pas inquiétant.

Nous sommes déjà un peu perchés, nous dominons le nouveau village d’Allan en contrebas. Nous rajoutons de l’altitude en gravissant le sentier qui nous amène aux ruines des fortifications de la cité médiévale du 12 et 13ème siècle. Nous nous attardons un moment pour apprécier ce lieu très étendu. On accède à l’intérieur des remparts par des ouvertures en arcades, il y a des restes de constructions, de salles voutées, de grandes places dont on pourrait penser que s’installait ici le marché ?

Nous saluons deux personnes bénévoles qui participent à la restauration des vestiges sous le contrôle de l’association ‘’ Allan pierres et mémoire ‘’ qui rassemble les bonnes volontés à l’international, des coréens, des taïwanais, des russes, des hongrois, des turcs……

Quelques photos et nous poursuivons notre route, il y a des montées, des descentes, certains passages rendus glissants par des pluies précédentes nous obligent à la prudence. Pas de souci, tout le monde assure malgré une petite figure de style de la part de Françoise qui s’est reçue sur les fesses en souplesse.

Nous blaguons, nous rions, nous sommes seulement trois hommes alors méfiance, dosons les blagues sexistes, J’en ose quelques unes mais en gardant quelque distance, le retour de bâton ne se fait pas attendre. Annette a tout d’un coup un doute sur son trajet, aurions nous raté une bifurcation ? Après réflexion et tâtonnement nous prenons l’option de descendre une large piste, quelques centaines de mètres plus loin à la croisée des chemins un panneau indicateur nous montre la direction du château de Rochefort-en-Valdaine dans notre dos. C’est normalement notre lieu de pique-nique prévu pour midi. Un chasseur sort des taillis avec ses deux chiens, c’est une aubaine il nous recommande de prendre un raccourci via un layon étroit et caillouteux à quelques centaines de mètres à droite pour récupérer la bonne direction. Comme nous sommes descendus trop bas, nous remontons.

L’écart n’est pas important mais notre guide reste contrariée, ce n’est pas grave personne ne lui fait de reproche et comme dit l’adage « l’art est difficile mais la critique est aisée » Nous sommes tolérants et si ne nous l’étions pas il n’y aurait plus de guide pour les randonneurs de l’Harmas depuis longtemps.‘’mdr’’ Un château, c’est toujours en hauteur, alors encore une bonne grimpette avant le casse-croûte. Les ruines sont également impressionnantes avec un grand donjon rectangulaire qui date du 13ème siècle et en partie restauré, une petite chapelle du 14ème siècle également restaurée. Nous avons une vue superbe sur la vallée et le lointain malgré un temps couvert. Ne traînons pas il est 12h30 l’estomac est dans les talons, les reste d’une petite pièce entourée de pierres sans toit permet de nous installer dans un relatif confort. Pendant le repas deux clandestines viennent nous rendre visite. Une brebis et sa petite agnelle de race présumée mérinos ? Une laine épaisse, de belles cornes recourbées et très intéressées par notre repas. Une franche rigolade avec ces bêtes, elles ont pris Annette en affection jusqu’à lui mettre les pattes avant sur les épaules, (voir les photos) pour ensuite faire le tour des popotes, mettre le museau dans les sacs à dos elles en voulaient toujours plus. Nous avons réussi à nous en défaire laborieusement. Bon, après cet épisode cocasse, il faut déjà repartir, même pas pris le temps de prendre le pousse-râpière. Il ne faudra pas que ça se renouvelle !

La météo nous a taquiné avec un peu de pluie par intermittence, on s’habille avec les vestes, les ponchos, la pluie s’arrête et on a chaud alors quittons les protections et ainsi de suite plusieurs fois. Cathy est en train de perdre la semelle de sa chaussure gauche made in China nous compatissons c’est embêtant de marcher dans ces conditions et nous n’avons même pas un bout de ficelle pour la dépanner. C’est promis désormais j’aurai ma panoplie de Mac Gyver dans mon sac. Soudain un cri puissant, un barrissement d’éléphant ? Non il n’y en a pas dans cette région. C’est Cathy qui a failli mettre le pied sur une vipère, la peur de sa vie, elle se serait jetée dans les bras du premier sérial killer de passage pour échapper à ce petit serpent. Le ciel s’assombri et devient un peu plus menaçant, nous ne sommes plus très loin encore trois kilomètres et nous revoilà de retour à nos voitures. Nous décidons de finir cette journée par une pause détente méritée au bar du village. Cette belle balade sympa nous a fait marcher environ 22 km pour 800 m de dénivelé cumulé.

Vivement la prochaine

A.P