LES RANDONNEURS DE L'HARMAS

Les Chemins sont notre Domaine

La contrariété était sur tous les visages ce lundi 4 octobre au moment du départ.

Annette nous a concocté un périple sur deux jours, la Ste Baume et le circuit de Pagnol à Marseille. Il se trouve que la météo est venue contrarier nos projets, les nuages ont lâché la veille des pluies diluviennes qui ont causées beaucoup de dégâts notamment dans les bouches du Rhône et notre première journée est fortement menacée. Cette menace nous a forcés à différer notre départ à 14h au lieu de 8h.

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Les douze participants restent malgré tout optimistes même s'il faut sacrifier le programme de la première journée.

Nous prenons la route à 3 voitures en souhaitant ne pas être détourné par les barrages.

Nous arrivons à notre hôtel le Pèbre d'Aï au plan d'Aups vers 16h. La pluie s'est arrêtée un peu plus tôt mais nous avons été sous le déluge sur une partie de notre trajet autoroutier.

Distribution des clés de chambre et une fois installés, l'envie de chausser nos godasses de marcheur nous pousse à faire un petit tour alors que nous avons mis une croix sur la balade du lundi.

Nous allons visiter la grotte de Marie Madeleine, ce parcours demande environ 1h et demie aller retour. Nous nous approchons en voiture et c'est parti pour mettre le pied dans la grotte. Nous sommes sur un chemin boisé dans une légère pénombre, c'est une atmosphère agréable. De larges espaliers en pierre aménagés nous aident à la progression vers la grotte, de temps en temps de larges rigoles empierrées traversent le chemin d'amont en aval pour évacuer l'eau.

Nous sommes arrivés, visite des lieux, la grotte à ciel ouvert, l'église avec l'apparition d'un moine de près de deux mètres de haut en robe de bure. Une voix féminine venue de nulle part entonne un chant liturgique qui nous caresse les oreilles mais pas que, le tonnerre aussi se fait entendre de façon rapprochée, les éclairs zèbrent le ciel, la pluie oubliée se rappelle à nous copieusement. La descente se fait sans tarder sous les arbres et avec les bâtons ce qui n'est pas très rassurant.

Nous rejoignons l'hôtel un peu mouillés et contents d'avoir pu faire un petit tour sympa.

Après la douche tout le monde au salon devant une bière méritée.

Le dîner est excellent et agrémenté par un clown improvisé en la personne de Jacqueline Tiraboschi.

Petite partie de billard américain pour clôturer la soirée et bonne nuit les petits.

Mardi 5 octobre, deuxième jour

Nous quittons l'hôtel vers 8h15, il y a un peu de route pour rejoindre la Treille.

La météo plus clémente que la veille, nous augure une belle randonnée.

Notre arrivée aux abords de Marseille s'est bien passée, ensuite quelques complications surviennent une balayeuse de la DDE nous bouchonne sur une route étroite et les routes étroites ont été nombreuses occasionnant des croisements problématiques avec les autres usagers. Une deuxième balayeuse nous contrarie un moment et finalement nous garons les véhicules à l'entrée de La Treille.

La première intention est d'aller nous incliner sur la tombe de Marcel Pagnol.

Notre départ pédestre nous met directement dans le ''dur'' sur la route des Bellons. Nous marchons toute la matinée avec le front près de la route tellement c'est pentu. (j’exagère un peu) Le long de cette montée nous pouvons lire les différents panneaux relatant l'histoire de l'illustre personnage.

Nous montons encore et encore, petite halte pour voir la grotte du grosibou, c'est reparti sur le sentier incliné, Annette nous a prévu l'arrêt pique-nique au sommet du Garlaban, un groupe de randonneurs est déjà attablé au pied de la montagnette. En haut, la vue est magnifique sur 360°.

Il faut redescendre, cette escale est hors parcours. Les passages escarpés nous obligent à la vigilance.

Nous continuons sur des chemins plus ou moins accidentés et Jacqueline n'est pas à la fête, son genou lui fait des misères. Prochain arrêt, la grotte de Manon, il s'agit d'un surplomb rocheux. Les chaussures commencent à être lourdes il est temps de revoir les voitures.

Nous voulons aller boire un verre dans le premier bar rencontré, hélas les conditions de circulation sont difficiles à cause des inondations. Nous entamons un demi-tour pour éviter les bouchons espérant trouver un estaminet qui permette de garer les autos mais il est écrit que nous ne boirons pas ce soir. Nous voici sur l'autoroute, nous la quitterons au terme du voyage sauf pour Philippe qui sort à Aix, famille oblige.

Pour résumer, ce fut malgré les incertitudes météorologiques une belle aventure.

Ce petit récit n'est pas exhaustif loin s'en faut, il aurait fallu plusieurs pages.

Un grand merci à Annette l'organisatrice de cette expédition.

Vivement la prochaine !

A.P