LES RANDONNEURS DE L'HARMAS

Les Chemins sont notre Domaine

Les photos sont ICI

 

Je m’en vais vous raconter les aventures d’un groupe de marcheurs en quête de beaux paysages, de dénivelé, de convivialité et de bons petits plats.

Je crois pouvoir dire que ces vœux ont été exaucés.

Après quelques heures de route, nous nous sommes tous retrouvés à l’auberge des Crêtes à La palud-sur-Verdon ce jeudi 30 mai. Vous savez que le randonneur est poli et qu’il a toujours soif donc tout de suite il dit bonjour à l’aubergiste et il commande des bières en terrasse.

Nous récupérons nos chambres pour déposer nos affaires et à midi le repas est servi à l’extérieur, la température est remontée de quelques degrés depuis notre arrivée il y a bien quelques gros nuages gris pour nous cacher le soleil mais ils finissent par partir. L’altitude ici est de 900 mètres.

L’après-midi petite randonnée vers le village abandonné de Châteauneuf lès Moustier, les vestiges du village restent les témoins d’une vie passée certainement très rude. Dans ces lieux nous laissons galoper notre imagination.

Le soir, en rentrant, les 16 résidents à l’auberge plus 4 camping-caristes sont au  rendez-vous chambre 12 là où Philippe et moi sommes logés. Un joyeux apéritif pour ouvrir l’appétit n’est jamais dédaigné par personne même si nous sommes à l’étroit. Les chambres sont un peu spartiates mais ce n’est pas gênant, nous privilégions la qualité des repas et nous ne serons pas déçus.

Les routes ici sont le paradis des motards, ils font partis du décor.

Le lendemain vendredi 31mai, nous partons pour la fameuse randonnée dite sentier Blanc-Martel du nom des 2 découvreurs de ce parcours.

Depuis le chalet de la Maline nous entamons la descente vers le lit du Verdon, nous sommes sur l’ubac le versant ombragé et l’on ressent la fraicheur matinale. Si la philosophie du randonneur est d’être au calme et communier avec la nature, cette fois c’est raté. Le chemin est très fréquenté on se croirait à Lourdes lors du pèlerinage. Les falaises de part et d’autre du cours d’eau sont gigantesques, nous en prenons plein les yeux tout au long de la descente. Une longue succession d’escaliers métalliques assez raides nous amène sur le bord du Verdon dont le courant est assez fort.

Nous avançons en file indienne pour permettre d’être dépassés par les sportifs ou pour doubler d’autres promeneurs plus lents. La végétation est dense et variée, en levant la tête on peut voir ce qui semble être un aigle qui plane dans les courants ascendants. A l’heure du repas nous sortons notre pique-nique préparé par l’hôtelier, sandwich au jambon blanc, tomate et mozzarella, une salade de riz, une pomme, une compote et une bouteille d’eau.

Le périple continue, l’aménagement de rampes en acier sur les passages délicats assure nos pas. Nous arrivons à l’entrée du tunnel qui nécessite l’usage de la frontale, il fait 650 mètres de long, quelques rares ouvertures nous permettent de voir le lit de la rivière qui serpente en contrebas. Il y fait bien noir et humide avec par endroit des flaques qui nous rendent hésitants. Nous remontons vers un belvédère le spectacle est grandiose. Après la traversée de la route nous nous engageons sur le GR4 vers le point sublime et le parking où Philippe avait posé sa voiture le matin même. Il a ensuite réquisitionné les chauffeurs pour récupérer leur véhicule resté au chalet de la Maline pour ensuite ramener l’équipe de baroudeurs. Pendant l’attente de nos taxis, quoi de mieux que d’aller boire une bière fraiche bien méritée.

Le soir retour à la chambre 12 pour un nouvel apéritif joyeux.

C’est déjà samedi 1er juin, au menu, le sentier du Bastidon. Pour commencer nous suivons la route départementale 23 pendant un petit moment avant de bifurquer à droite sur le GR 4. L’itinéraire retenu par Philippe réservera quelques surprises quant à la distance et le dénivelé, le topo de la FFR sera peut-être à revoir. Là encore quel spectacle, il y a beaucoup moins de monde que la veille sur le sentier Blanc-Martel. Les mollets sont mis à l’épreuve, ça monte, ça monte mais ce n’est pas que de la pente, il faut pousser continuellement sur les jambes pour passer les marches naturelles de pierre. Le soleil nous met en mode cuisson lente, les bras et les jambes rougissent bien. Les passages ombragés sont doublement appréciés pour poser le sac et boire un petit coup. Le gingembre, les fruits secs et les amandes proposés aux arrêts ne sont pas boudés. Il faut être un marcheur confirmé pour cette balade, les passages dans les pierriers, les bordures de ravins heureusement équipés de mains courantes demandent une bonne forme physique. Le midi petit casse-croûte identique à celui de la veille. Comme toujours les efforts sont récompensés, les panoramas, la nature nous régalent continuellement. L’essentiel de la montée est fait nous rejoignons un sentier forestier montant mais pas accidenté, au plus haut nous sommes à plus de 1100 mètres de dénivelé positif, pas mal non ? On aperçoit tout en bas l’auberge des Crêtes qu’il nous faut regagner. Ce n’est que de la descente dans les cailloux maintenant, les dérapages sont fréquents contrôlés ou non.

L’arrivée à l’auberge est comme une libération, l’idée de prendre une bonne douche et de nous retrouver pour un grand apéritif dehors cette fois nous rend le sourire après les rictus de l’effort.

Retour vers 20 heures au restaurant pour dévorer tout ce qui passe à notre portée, le randonneur affamé est un ogre, les réserves sont à reconstituer.

Dimanche 2 juin, il faut refaire les bagages charger les voitures et quitter les lieux vers un retour aux pénates. Mais nous ne rentrons pas directement, chaque voiture prend son chemin des écoliers, un peu de tourisme pour couronner ces 3 jours d’exceptions est de bon aloi. Certains se dirigent vers la route des crêtes et Banon d’autres comme nous avec Pascal notre chauffeur partons vers Moustier visiter ce joli village capitale de la faïence.

Merci à Philippe Denize de nous avoir organisé ces belles virées.

Vivement la prochaine sortie !

A.P