Petit condensé des 3 jours de randonnée itinérante organisée par Annette.

Onze vagabonds se rendent à Bonnieux dans le Luberon pour user leurs semelles.

Le trajet en covoiturage se fait sous la pluie et dès notre arrivée au parking nous enfilons les ponchos les photos prises par Philippe pour immortaliser ce moment montreront que nous restons zen et souriants malgré tout. Nous sommes le mercredi 24 avril

Pluie forte, pluie faible pendant la matinée, l’après-midi fut moins arrosé.

Grimpette, grimpette et grimpette, d’ailleurs on peut dire que c’est le synonyme d’Annette. 

Les sentiers tantôt pierreux tantôt souples avec des passages un peu délicats sous la pluie nous conduisent dans des paysages remarquables. Je ne m’étends pas sur les sites et points de vue, tout est beau ici.

Après X kilomètres, nous arrivons sur le premier lieu de notre hébergement qui s’appelle l’auberge des Seguins près de Buoux. Avant d’y parvenir nous l’avons surplombé d’une bonne hauteur et la vue de cette bâtisse au pied de la falaise nous a emballé. Nous sommes en avance l’option est prise d’aller visiter plus haut le village de Sivergues avant de redescendre à l’auberge.

Nous ne sommes pas déçus, l’endroit est vraiment sympa. Une petite bière en terrasse pour commencer, récupération des clés de nos chambres respectives, rien à dire c’est confortable. Le repas du soir est impeccable, il y avait pas mal de monde, de grandes tablées avec des groupes d’escaladeurs bruyants venus défier la paroi vertigineuse. Nous avons tous chanté happy birthday à l’arrivée d’un gâteau d’anniversaire destiné à une jolie petite fille.

La cohabitation était prévue pour les personnes n’étant pas en couple Philippe Raso et moi avons occupé la même chambre. De ce fait nous avons été taquiné le lendemain in extenso par des amies espiègles.

Le jeudi matin petit déjeuner copieux, rien ne manque, nous réceptionnons notre pique-nique pour le midi et c’est reparti.

Aujourd’hui la pluie a cessé et c’est le vent qui a pris le relais. Grimpette prend la tête du convoi, heu ! Je veux dire Annette. Là encore de beaux sentiers qui nous égrènent de très belles vues aux alentours, c’est le Luberon. Le midi après le repas et c’était le cas hier, une marcheuse sympathique a remplacé nos druides habituels il s’agit de la belle Françoise qui nous a servi la gnole.

Nous traversons Lourmarin petite halte à la terrasse d’un bistrot, il fait soif.

Jakie fête son anniversaire ce soir elle nous a prévu deux bonnes bouteilles au nom coquin ‘’coucougnette’’. Nous logeons au camping les Hautes Prairies-Campasun de Lourmarin. L’accueil est assuré par une jeune femme avenante, dans un camping il n’y a pas que des tentes ou des mobil-homes, il y a aussi de vraies chambres d’hôtel. Le confort est encore mieux que la veille avec Philippe nous avons pris nos habitudes, chacun son quartier et nous n’en avons pas fini avec  les quolibets de nos amies. Ce soir je me plains de mon dos qui est douloureux au niveau des lombaires, je suis allé acheter une pommade pendant notre arrêt à Lourmarin et j’ai demandé à une âme charitable de bien vouloir m’appliquer cet onguent avant le dîner. Jackie s’est portée volontaire et m’a massé de façon experte je lui ai dit qu’elle avait un savoir faire dans ce domaine et pour cause, elle était kiné. LOL ! Merci Jackie la douleur s’est bien atténuée.

Nous avons une grande salle pour nous seuls, et POP ! On débouche les bouteilles pour l’apéro et fêter l’anniversaire de Jackie, et re happy birthday. Le repas est excellent le personnel est agréable tout est réuni pour augurer d’une bonne nuit réparatrice.

Tout le monde a bien dormi, le petit déjeuner recharge les batteries, notre traiteur de la veille une dame souriante nous apporte le pique-nique et nous voilà prêt à repartir. Sauf Alain le mari de Michèle qui a courageusement tenu le coup malgré une cheville douloureuse mais ce matin dans le couloir j’ai remarqué que son boitement s’est amplifié. Michèle lui a posé un patch, ce ne sera pas suffisant et dès les premiers mètres Alain décide de nous laisser pour rentrer à la maison, sage décision.

Ce vendredi est notre dernière étape, Grimpette heu ! Non Annette reprend le flambeau pour l’ultime trajet qui nous ramènera sur Bonnieux. Le soleil a décidé de nous accompagné, c’est chic de sa part.

Douze heures quarante cinq, il fallait en terminer avec le dénivelé avant de nous restaurer. Le casse-croûte est dévoré, la gnole ingurgitée on peut repartir, mon dos continue de m’embêter.

Nous faisons un arrêt de temps à autre pour admirer les ouvrages de pierres, les bories, les divers abris et aussi une grande maison et ses dépendances en cours de restauration. Quelques photos de groupe, Annette pose ses affaires sur un muret, sort la carte IGN pour renseigner un couple de promeneurs qui doute de sa destination. Reprise de la marche vers la tour Philippe-le-Bel, je joins  à ce sujet ce petit paragraphe récupéré sur internet.

  • La tour a été construite par un habitant de Bonnieux, Philippe Audibert, un original, artiste (grand prix de Rome de sculpture) et rêveur.
    Il entreprit cette construction de style néo-médiéval, vers 1885, car il souhaitait "voir la mer".
    Propriété privée.

Malheureusement, Philippe Audibert est frappé d'apoplexie à l'âge de 64 ans.

Son beau frère hérita des biens et stoppa la construction de la Tour. On ne voit donc pas la mer mais on peut apercevoir l'étang de Berre.

Le monument qui ne se visite pas, attire tous les regards des visiteurs et des curieux sur la route de la Forêt des Cèdres.

  • Environnement

 

Plus loin à un kilomètre Annette ne retrouve pas son GPS alerte ! Son sac est inspecté de fond en comble pas de GPS. Bon dieu mais c’est bien sûr ! Comme dirait l’inspecteur Bourrel, « j’ai dû le laisser sur le muret en renseignant le couple! » Il n’y a pas de temps à perdre il faut vite retourner sur place. Philppe, Dominique, Annette et moi partons en marche forcée vers le muret. Ouf ! Il y est encore.

En redescendant vers Bonnieux, nous nous arrêtons pour voir tout un groupe de constructions en pierres cernées par un mur lui aussi fait de pierres sèches. Un chapeau surgit de derrière le mur un « OH ! » de surprise de la part d’une marcheuse qui a eu peur. Sous le chapeau une tête et sous la tête grisonnante le corps d’une femme qui entretien son domaine avec qui l’on discute un long moment,elle est intarissable, nous devons partir avant la nuit. Il est possible de visiter l’endroit moyennant finance, cinq euros je crois.

 La pluie réapparait en arrivant aux voitures et ne dure pas bien longtemps.

Nous décidons de faire une halte au bar de Cadenet avant de rentrer. Un bon verre pour clôturer cette joyeuse péripétie dans la bonne humeur est nécessaire.

 

Merci Annette, tu nous as organisé une chouette itinérance.

 

Vivement la prochaine !

 

A.P