LES RANDONNEURS DE L'HARMAS

Les Chemins sont notre Domaine

Séjour au col de Turini (25 au 29 mai 2017)

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C’est par une belle journée de printemps que près d’une trentaine de randonneurs, conjoints et amis se sont retrouvés au col de Turini pour participer à un séjour de trois jours organisé par les Randonneurs de l’Harmas dans le Mercantour.

Le rendez-vous avait lieu le jeudi 25 mai 2017 à midi à l’hôtel « Les Chamois », au sommet du col.

C’était aussi le jour de l’Ascension, et tel a bien été le cas pour parvenir jusque là ! La route, magnifique au milieu de ces paysages de montagne, s’élève de plus de 1 000 mètres pendant une douzaine de kilomètres de virage pour parvenir au sommet du col, à 1 607 mètres d’altitude. Parmi les participants à ce séjour, deux couples étaient venus en camping-car et étaient déjà sur place depuis la veille. Le col de Turini est bien connu de tous les amateurs de sport mécanique. Il a souvent été emprunté par le Rallye de Monte-Carlo, et à notre arrivée un groupe de collectionneurs de Fiat Abarth (celles des années 80 !) s’étaient donné rendez-vous dans l’hôtel voisin du notre.

Après avoir attendu quelques retardataires, nous sommes passés à table vers 13h00 car une première randonnée était prévue dès l’après-midi. Après ce premier repas en commun dans la salle du restaurant de l’hôtel, nous avons pris possession des chambres réservées pour notre groupe. Comme nous l’a fait malicieusement remarquer l’aubergiste, nous n’étions pas tous logés à la même enseigne car pour héberger tout le monde la totalité des chambres de l’hôtel avaient été réquisitionnées, et certains étaient mieux lotis que d’autres…Mais entre gens de bonne compagnie cela ne nous a pas posé de problème !

Vers 15 heures, nous sommes tous (ou presque) partis à la découverte du premier parcours que Claudet avait concocté pour nous « mettre en jambe ». Il s’agissait d’une boucle autour de la cime de Calmette, petit sommet voisin du col de Turini culminant à 1 786 mètres. Circuit de découverte alternant portions en balcon et cheminement en forêt, l’immense forêt de conifères (pins, épicéas, sapins) qui relie le col de Turini à la station voisine de Peïra-Cava recèle d’innombrables parcours pédestres sillonnant la ligne de partage des eaux entre la Vésubie et la Bévéra.

Malheureusement, après une petite heure de marche, notre ami Charles a trébuché dans un sentier étroit et un peu en dévers et s’est blessé à la cheville. Plus question pour lui de terminer la balade à pied. Il a réussi tant bien que mal, avec l’aide de quelques uns d’entre nous, à parcourir encore quelques kilomètres à pied pour rejoindre une piste où il s’est enfin arrêté. Mais pas moyen de téléphoner de cet endroit car il n’y avait pas de réseau…Nous l’avons donc laissé en compagnie de Danièle S. et d’Odile pendant que le reste de l’équipe poursuivait la randonnée dans le but de venir le rechercher au plus tôt avec un véhicule. Ce n’est que vers 18h00 que nous avons enfin pu le prendre en charge, et qu’un véhicule des pompiers, prévenu depuis l’hôtel, a effectué un premier diagnostic. C’est avec la promesse d’aller consulter un médecin dès le lendemain que Charles a pu revenir à l’hôtel le soir même.

Le lendemain le temps était aussi beau que la veille mais quelques nuages restaient accrochés sur les sommets alentours. Nous étions encore plus d’une vingtaine prêts à partir pour la deuxième randonnée programmée pour cette journée de vendredi, le circuit de l’Authion. Quelques uns avaient opté pour d’autres activités, dont Odile qui avait pour mission d’emmener Charles consulter un médecin. Nous avons rejoint en voiture la station de ski de Camp d’Argent, distante d’à peine 4 kilomètres de l’hôtel, et après avoir garé les voitures sommes partis à la conquête des fortifications qui garnissent la ligne de crête de cette région frontière avec l’Italie.

Après avoir parcouru quelques kilomètres sur l’herbe des pistes de ski nous avons atteint, au lieu dit « La baisse de Tueis », un premier monument aux morts dédié aux soldats tombés lors de la conquête du Comté de Nice. Nous avons poursuivi sur la ligne de crête et sommes parvenus au point culminant de notre itinéraire, à plus de 2 080 mètres d’altitude. Le panorama, dominant ici tout le plateau de l'Authion, nous a permis d’apercevoir les ouvrages militaires de la région dont la Redoute des Trois Communes, le Fort de La Forca et celui des Milles Fourches.

Après être redescendu de plusieurs centaines de mètres, c’est au niveau de l’ancien casernement de « Cabanes Vieilles » que nous nous sommes arrêtés vers 13h00 pour pique niquer. C’est à côté de l’épave d’un char américain Stuart datant de la Seconde Guerre Mondiale que nous avons partagé ce moment de repos et de convivialité, toujours ponctué de partage de gâteaux et de douceurs (quelques fois spiritueuses…).

Le chemin du retour s’est fait à flanc de montagne sur un sentier parsemé de fleurs multicolores alternant passage en corniche et sous-bois ombragés, le tout au chant des coucous !

Nous sommes arrivés aux voitures vers 15h00. Un petit groupe a décidé de poursuivre la balade en revenant à l’hôtel à pied par les sentiers plus au moins balisés (merci le GPS…), soit environ quatre kilomètres venant s’ajouter à la quinzaine que nous venions de faire tous ensemble.

Tout le monde s’est retrouvé en fin d’après-midi à la terrasse de l’hôtel, y compris Odile et Charles qui n’avaient malheureusement pas réussi à consulter un médecin car il aurait fallu aller jusqu’à Nice pour en trouver un d’ouvert en ce long week-end de l’Ascension !

Cette deuxième soirée au restaurant de l’hôtel nous a permis de reprendre des forces en vue de la randonnée du lendemain…

Le samedi matin, le temps était toujours aussi beau…dans la vallée, car les sommets étaient encore entourés de nuages ! Pour cette dernière randonnée dans le Mercantour, nous devions aller admirer les sculptures rupestres de la Vallée des Merveilles, le plus grand site d’Europe en la matière ! Claudet avait prévenu la veille que cette randonnée serait assez ardue, et du coup nous n’étions plus que 19 sur la ligne de départ. C’est encore en voiture que nous avons rejoint le point de départ du parcours qui devait nous emmener jusqu’à la Vallée des Merveilles, via le GR 52 (aller-retour car un circuit en boucle n’était pas envisageable sur une journée). Nous nous sommes garés près de l’une des fortifications visitée la veille (« La Redoute des Trois Communes ») et sommes partis plein d’allant vers cette destination mythique.

Après une petite heure de marche, nous avons commencé à apercevoir nos premiers chamois…et ce n’était que le début car ces sympathiques caprines nous ont accompagnés tous le reste du parcours ! Vers 10h00, notre groupe s’est légèrement réduit, quatre des participants ayant choisi de faire demi-tour. Nous avons poursuivi notre progression et notre ascension qui nous a menés jusqu’à plus de 2 300 mètres d’altitude, mais c’est alors que les réelles difficultés ont commencé car les dernières chutes de neiges tombées dans la région étaient encore assez récentes, et bien que la température fût clémente le sentier que nous devions emprunter s’est petit-à-petit recouvert de plaques de neige. La traversée de névés à flanc de montagne devenait assez périlleuse, surtout pour ceux avaient le vertige, et finalement il n’est resté que cinq marcheurs (dont quatre marcheuses !) à poursuivre le périple. Les autres se sont arrêtés pour pique-niquer, et le « groupe de tête » a continué a continué à grimper pour atteindre le Pas du Diable, à 2 430 mètres d’altitude. Encore un petit kilomètre dans la neige, et il a fallu se rendre à l’évidence : nous n’irions pas jusqu’à la vallée des Merveilles aujourd’hui car il fallait compter encore une heure de marche (deux aller-retour…) et il était déjà plus de 13h00. Après avoir pique-niqué à proximité du lac de la Muta, le « groupe de tête » a donc fait demi-tour afin de ne pas revenir trop tard à l’hôtel, d’autant plus qu’il était impossible de téléphoner sans redescendre de plusieurs centaines de mètres.

Sur le chemin du retour, nos amis les chamois nous ont encore charmés de leur présence, et c’est vers 17h00 qu’une partie du groupe initial s’est rejoint aux voitures.

Après un dernier passage à la terrasse de l’hôtel pour des rafraîchissements bien mérités, nous nous sommes tous retrouvés le soir dans la salle de restaurant de l’hôtel des Chamois (le bien nommé !) pour partager le repas de l’amitié.